Archives du tag ‘humour

Mise à jour de L’ostie d’chat!

mardi, février 16th, 2010

J’adore ce blogue. C’est pourquoi je vous relaie l’information à chaque mise à jour de leur travail.

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BD Happy Sex – Réservé aux adultes!!

mardi, février 16th, 2010

En ce surlendemain de la Saint-Valentin, voulant profiter de la thématique, je vous présente la dernière œuvre un peu osée du créateur de Titeuf; Happy Sex. Sans tomber dans la pornographie vulgaire, cet album est consacré à des situations cocasses inspirées des rapports sexuels, et ce, sans aucune censure.

Tous les auteurs de gags ont eu un jour ou l’autre des idées pour dessiner des planches avec un propos un peu salé. Je crois deviner que la plupart du temps, ces dernières sont mises de côté, car ils ne cadrent pas dans le contexte d’un ouvrage destiné à un public souvent adolescent. Mais parfois, certains se commettent et produisent un livre entier sur le sujet. Zep se paye ici tout un album de gags sur les relations sexuelles sous toutes ses formes. Il évoque le sadomasochisme, les plaisirs solitaires, les mauvais baiseurs et j’en passe.

Le concept de la couverture est original. Les éditeurs l’ont« diecute. » Le trou laisse entrevoir la page de garde qui est entièrement recouverte de scène de sexe. Je leur donne un 100 % pour l’idée, sauf qu’il faut être délicat dans nos manipulations. C’est plutôt fragile et facile à briser.

Je ne suis pas habitué de lire des bandes dessinées dont les gags sont uniquement reliés au sexe et présenté sans aucune censure. Il reste en moi un petit fond puritanisme. Tout le monde regarde ce genre d’albums, mais personne ne l’avoue. J’exagère un peu sur ma pudeur, mais il est vrai que je ne lis pas ce type de Bd très souvent. Ici, le propos est traité avec goût et humour. Rien n’est déplacé et même ma grand-mère aurait rigolé en feuilletant certaines pages. Les punchs sont drôles et s’ils ne nous font pas éclater de rire, ils nous font sourire à coup sûr. Zep demande à ses personnages de faire ce que beaucoup d’entre nous hésite à faire lorsqu’une de ces situations survient. C’est presque thérapeutique.

Ce sujet est si peu couvert en humour qu’il est relativement facile d’être original et de créer des gags efficaces tout à la fois. C’est comme travaillé avec une abondante matière vierge. Il suffit de la prendre et d’en faire ce qu’on en veut. Zep a su en tirer pleinement parti.

Pour ce qui est de l’illustration, le dessin est très bien maitrisé et nous reconnaissons dès le premier coup de crayon les lignes de Zep. D’ailleurs, il y a parfois mis en scène des personnages ressemblant étrangement à Titeuf. Il ne dessine pas les cases de façon traditionnelle, mais il définit plutôt des espaces par les arrières plans qui s’estompent vers le blanc. Ce procédé couramment utilisé par différents auteurs donne un effet visuel intéressant sans empêcher une lecture fluide et agréable. Les couleurs sont très présentes sans être tape-à-l’oeil. Sans doute qu’avec la grande quantité de vide dans une page, l’équilibre se crée et adoucit l’image.

À l’occasion, nous nous identifions à certains personnages ou encore nous avons entendu des histoires de gens qui ont vécu ce genre de situation dans leur vie sexuelle. C’est très drôle. J’ai adoré lire cet album axé sur l’humour beaucoup plus que sur le sexe. Mais je classerai tout de même cette Bd dans le rayon du haut de ma bibliothèque, à côté de Ralf Konig.

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Le blog d’Hugo, de l’humour sans censure.

mercredi, février 10th, 2010

Plusieurs d’entre vous ont dépassé l’âge de la majorité depuis un bon moment déjà. Oui, les cheveux blancs apparaissent et les rides s’affirment, mais ce ne sont là que des signes extérieurs de la sagesse qui grandit en nous. Trêve de plaisanterie, Hugo est un tout jeune dessinateur-bédéiste prometteur. Son humour est spontané et sans censure. Il parle d’événements qui se passent dans son quotidien, ne se gênant pas pour glisser dans ses illustrations un peu de sang à l’occasion. C’est rafraîchissant à lire et nous ne nous ennuyons pas un instant. J’ai déjà hâte de découvrir une histoire complète de sa part. Je crois bien qu’un éditeur devrait s’intéresser à ce jeune homme très bientôt. Un talent brut comme le sien se doit d’être immortalisé sur les pages d’un album. Il me fait d’ailleurs penser un peu au style de Zviane dans la façon de représenter ses personnages. Il lui arrive aussi de commettre des illustrations moins bande dessinée et de laisser parler l’artiste en lui. Je vous laisse lire quelques extraits pour vous faire une idée par vous-même. Le blog d’Hugo.

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La BD corrosive L’encyclopédie DeKessé

mardi, janvier 26th, 2010

J’ai pris l’album sur le rayon de nouveautés québécoises. J’ai fait tourner les pages rapidement. Je l’ai reposé. J’ai poursuivi mon exploration, puis je suis revenu. Je l’ai finalement acheté. Je ne suis pas un fanatique du genre bande dessinée humoristique à la sauce Safarir où les pages sont souvent bâclées et où l’humour est sans envergure. C’est pourquoi je ne suis pas laissé convaincre facilement. Et heureusement que je suis revenu sur mes pas. C’est un album beaucoup mieux travaillé que le Saf.

Rose Beef et Denis Rodier sont les créateurs de cette encyclopédie décadente et injurieuse. Nous y suivons Philomène Bêta-Kappu; itinérante doctoresse en épistémologie qui nous fait découvrir son vaste champ de connaissances au fil de courtes histoires. Avec un niveau d’humour intelligent et des jeux de mots efficaces, les auteurs s’amusent à taper sur tout ce qui bouge dans la stratosphère québécoise. Rien n’est tabou. Les sujets abordés sont nombreux. On y parle d’histoire, de science, d’actualité. Bêta-Kappu ne se gène pas pour ridiculiser tous ceux qu’elle trouve sur sa route et les escroquer du même souffle. Elle est politiquement très incorrecte. Le langage utilisé pourrait ne pas convenir au plus jeune ou choquer les plus sensibles. Cet angle d’attaque choisi par les auteurs donne un certain goût acide à cette BD. J’adore.

Le travail d’illustration est à souligner. Le découpage des pages est dynamique et efficace. Les couleurs viennent soutenir l’effort de mise en page. Les expressions sur les visages caricaturaux sont réussies et nous font souvent rire. Ça nous donne un album travaillé et agréable à regarder et à lire.

Je ne possède pas de formation en art visuel et je cherche souvent comment parler du travail d’illustration d’une BD. Je me sens inculte. Dans les prochaines semaines, je ferai donc un effort pour trouver comment parler d’illustration efficacement.

Un achat pour ceux qui aiment le genre.

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SAFARIR recherche des bédéistes

dimanche, janvier 24th, 2010

J’ai reçu dernièrement une mise à jour de la page Facebook du magazine Safarir. Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une publication québécoise qui ressemble beaucoup à Fluide Glacial. Je regarde rarement leur page, car elle est peu dynamique. Elle n’est pas très populaire non plus et ne comporte que 55 membres. Ça manque de sérieux pour un magazine qui vient de faire paraître sa deux-cent-quarante et unième publication. Ce n’est pas un très bon signe lorsque ton public cible se situe dans la tranche d’âge des gens qui fréquentent le plus les réseaux sociaux et qu’il n’est pas présent sur ta page. Ça en dit long sur la perception des nouveaux médias par la direction et nous laisse deviner l’âge de celui qui s’occupe de la promotion. Je ne suis pas connu du tout et j’ai réussi à réunir plus de deux-cents membres sur la page Facebook de mon blogue en deux jours seulement. Je les comprends donc de se chercher une nouvelle image. C’est pourquoi j’y participe.

Safarir nous demande notre opinion pour la suite des choses. Est-ce que nous préférons un magazine qui est tout en BD ou comme avant? Pour la première fois au Québec, nous avons la chance d’avoir notre premier vrai magazine consacré à cent pour cent à la bande dessinée. Il pourrait rapidement devenir un outil important de promotion pour les bédéistes québécois. N’hésitez pas à aller donner votre opinion que je souhaite en faveur de la BD. Avouez que des gags qui ont le format d’un roman-photo ne sont plus tellement d’actualité.

Répondre au sondage SAFARIR =====>>>  Sondage

Ils recherchent des bédéistes

J’ai fouillé rapidement leur site web. J’ai découvert qu’il recherchait des bédéistes humoristiques pour compléter leur équipe. Je connais plusieurs artistes qui maitrisent assez leur art pour surpasser ce qui se publie dans le Safarir. Alors vite, soumettez vos projets. Je veux vous voir dans les prochains numéros. Le niveau de qualité sera sans doute rehaussé.

Pour soumettre un projet à SAFARIR =====>>> Soumettre un projet

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Le collectif le Petit illustré, trip d’acide sur fond de BD

mercredi, janvier 13th, 2010

Gloire à Facebook, grande application nous ouvrant les portes du monde, et ce, par sujet d’intérêt. Avouez que c’est pratique. Vous n’avez qu’à vous inscrire à quelques groupes et ajouter tous les administrateurs (membres) à votre liste d’amis. Ceux-ci vous font connaitre à leur tour des groupes d’intérêts encore plus intéressants desquels vous trouvez des amis encore plus intéressants. En quelques semaines, vous devenez une des personnes les plus branchées sur tout ce qui se passe dans le domaine de la BD.

C’est de cette façon que j’ai découvert la maison d’édition française le Moule-à-Gaufre qui a fait paraitre le petit illustre; un album collectif regroupant quelques grands talents de la relève en illustration. Ils n’ont pas encore de site commercial ni de distributeur au Québec, mais en contactant les administrateurs ou bien en cherchant un peu sur le net, il est très simple et rapide de passer une commande.

Chacun des artistes a eu droit à quelques pages pour nous faire connaitre son imaginaire. Je dois dire qu’ils ont l’inspiration hors du commun et complètement disjonctée. Non pas que les grands secrets de la vie nous y sont révélés, mais l’énergie qu’ils ont déployée à faire autrement tout en restant accessible. On y découvre aussi des artistes en art visuel de grand talent comme Emre Orhun et Rodolphe Sebti. Je ne crois pas que ce genre d’album aurait pu se publier au Québec. Les Européens sont très connaisseurs de la bande dessinée alors que nous, nous commençons à peine à entendre parler de la BD alternative qui reste encore très marginale. Mais les choses évoluent et j’en suis très heureux.

Mon coup de coeur va à Nolwen Guégan avec sa courte histoire  » Des équilibres  » où quatre oiseaux essaient d’attraper une plume au vol. Les illustrations sont toutes en rondeurs, presque monochromes avec des jeux d’ombres géniaux. Nous y sentons l’émotion et les mouvements des personnages sont tellement réalistes que nous avons l’impression qu’ils bougent réellement. Le scénario est simple, mais intelligent avec une petite morale. Il ne suffit pas de jouer du coude pour réussir dans la vie.

Un québécois a aussi collaboré à ce collectif. Lorsque je dis qu’il se cache beaucoup de talents au Québec, c’est d’artistes comme Duy que je vous parle. Encore aux études, il développe son talent avec une pensée qui me semble sortir de nulle part. Ses oeuvres nous laissent croire à un talent brut qu’il a su apprivoiser. Il n’est pas facile pour tout le monde de développer une histoire en cinq pages. Duy a su nous pondre une belle petite nouvelle illustrée portant sur la quête du bonheur éternel. À lire.

Allez voir le blogue de Duy. Vous allez tomber à la renverse. M. Lonesome

Je ne ferai pas l’éloge de chacun des artistes de cet album. Je vous publie quelques planches vous donnant un bon appercu de ce qui se trouve entre ces pages. C’est un incontournable pour tous les amants du 9e art; car ici c’est vraiment d’art qu’il est question.

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Une BD française inspirée des Canadiens de Montréal!

vendredi, janvier 8th, 2010

Hé non! Je vous rassure. Comparativement aux performances douteuses de notre sainte flanelle, l’album Les Canayens de Monroyal est un peu plus haut dans le classement de la bande dessinée humoristique. Sans renouveler le genre, Achdé & Lapointe font preuve d’imagination pour mettre en scène des personnages caricaturaux d’une équipe de hockey amateur. Pour certains Québécois, l’idée de base de cette bande dessinée évoquera clairement les séries télévisuelles et cinématographiques Les Boys. Même que l’entraîneur ressemble étrangement à Stan.

J’ai eu quelques éclats de rire, mais souvent provoqués par des gags du premier niveau, qui sont toujours aussi efficaces sur moi lorsqu’ils sont bien faits. Mais je pourrais dire que nous trouvons dans cet album autant de planches banales que d’exceptionnel ce qui nous impose une lecture inégale qui pourrait agacer certain. Les courtes histoires qui n’ont pas de liens entre elles servent bien le style adopté par l’auteur, mais j’aurais aimé une trame de fond qui aurait aidé à créer une véritable histoire. Le hockey est plus un prétexte ici que le sujet principal. Malgré tout, les auteurs ont saisi l’essence de la culture du hockey au Québec.

Les illustrations sont dans la pure tradition européenne. D’ailleurs, Achdé a illustré quatre des derniers Lucky Luke. Loin d’être une faiblesse, maîtriser ce style permet de percer auprès d’un plus grand marché que le ferait une bande dessinée alternative. Tout le monde doit payer son loyer n’est-ce pas? J’ajouterais peut-être que l’arrière-plan des cases est en général moche pour ne pas dire inexistants. Je n’oserais pas dire que c’est du bâclage, mais je doute fort que ce soit pour donner du style aux illustrations.

Autre petite chose qui me chicote. Une BD sur le hockey dessinée par un Français. C’est audacieux et nous ne le ressentons pas en lisant l’album. Mais je trouve triste qu’avec tous les illustrateurs talentueux que nous possédons au Québec, un éditeur n’ait pas su comprendre l’importance de développer les talents locaux. Voulait-il avoir un nom pour vendre des livres plutôt d’un jeune artiste? L’opération me semble commerciale. Dessins vites faits, scénariste québécois pour avoir des subventions et un thème très populaire pour attirer l’attention. Tous les ingrédients sont réunis pour un succès de vente. Mais est-ce immoral de vouloir faire un peu d’argent en négligeant le contenu? Plusieurs le font sans gène.

Je me sens mal de dire autant de mal d’une BD. Je suis un grand admirateur de tous ceux qui osent se lacer dans le domaine. Mais cette bande dessinée n’est clairement pas destinée aux amateurs en recherche de nouveautés. Les jeunes adolescents apprécieront sans doute plus que moi, même si je ne l’ai pas détesté.

Attendons le tome deux de la série pour voir si la sauce prendra ou si cette série sera à classer parmi celles où la sauce est trop étirée et qui ne goûte pratiquement rien.

Fiche

Titre : Les Canayens de Monroyal

Auteurs : Achdé & Lapointe

Couleurs : Mel

Maison d’édition : Boomerang

Nombre de pages : 48

Prix : 16,95 $

Reliure : rigide

ISBN : 978-2-89595-481-1

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vendredi, janvier 1st, 2010

Le 23e festival de la bande dessinée francophone de Québec, une programmation bien étoffée. Du 7 au 11 avril.

d’heure en heure … La démonstration que la bande dessinée au Québec est en bonne santé

Emre Orhun nous prépare un album pour l’automne

Un monde de bulles, un rendez-vous hebdomadaire à ne pas manquer.

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