Archives du tag ‘Zviane

Party de financement du journal des 48 heures de la BD de Montréal

dimanche, février 21st, 2010

Le milieu de la bande dessinée n’est peut-être pas très grand au Québec, mais il est actif. Les 48 heures de la Bd de Montréal organise un party pour boucler son budget 2009. Il y aura des Djs, de l’art et de l’alcool. Tout sera présent pour se faire un plaisir fou. Soyez présent en grand nombre.

Qui sont-ils?

L’organisme sans but lucratif ARTfaBULLE est né à Montréal, dans l’élan suscité par l’émission de radio Dans ta bulle !, diffusée sur CHOQ.FM depuis le printemps 2007, et animée par Julie Delporte et Christophe Magnette.

L’auteure Zviane (Sylvie-Anne Ménard) a rapidement rejoint les rangs et l’association ARTfaBULLE s’est officiellement créée en décembre 2007. Se sont rajoutés depuis Vincent GiardDelphine Bergeron et Lise Rebout.

Le mandat général d’ARTfaBULLE est de promouvoir la nouvelle bande dessinée et de favoriser les échanges entre les auteurs québécois, les auteurs du reste du Canada et les auteurs étrangers.

C’est quand?

C’est le 13 mars dès 20 h au 5555 rue de Gaspé, local 117 à Montréal. L’entrée est gratuite et vous recevez un journal des 48 heures de la BD de Montréal en plus. Tous les profits de la vente d’alcool serviront au financement des 48 heures de la BD de Montréal.

Confirmer votre présence sur leur page événement dans Facebook.

Visitez leur site pour en connaître d’avantage sur eux.


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Le blog d’Hugo, de l’humour sans censure.

mercredi, février 10th, 2010

Plusieurs d’entre vous ont dépassé l’âge de la majorité depuis un bon moment déjà. Oui, les cheveux blancs apparaissent et les rides s’affirment, mais ce ne sont là que des signes extérieurs de la sagesse qui grandit en nous. Trêve de plaisanterie, Hugo est un tout jeune dessinateur-bédéiste prometteur. Son humour est spontané et sans censure. Il parle d’événements qui se passent dans son quotidien, ne se gênant pas pour glisser dans ses illustrations un peu de sang à l’occasion. C’est rafraîchissant à lire et nous ne nous ennuyons pas un instant. J’ai déjà hâte de découvrir une histoire complète de sa part. Je crois bien qu’un éditeur devrait s’intéresser à ce jeune homme très bientôt. Un talent brut comme le sien se doit d’être immortalisé sur les pages d’un album. Il me fait d’ailleurs penser un peu au style de Zviane dans la façon de représenter ses personnages. Il lui arrive aussi de commettre des illustrations moins bande dessinée et de laisser parler l’artiste en lui. Je vous laisse lire quelques extraits pour vous faire une idée par vous-même. Le blog d’Hugo.

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Le collectif de BD Québécois Histoires d’hiver… quelques petits trésors!

mardi, janvier 19th, 2010


Certains Québécois aiment l’hiver et d’autres la détestent. Sans dire que je suis du deuxième groupe, je ne suis pas du premier non plus. Je subis sans détester. Mais aucun ne peut nier que l’hiver fait partie de notre vie, qu’il forge une partie de notre caractère et fait de nous ce que nous sommes. Personne ne peut rester indifférent face à l’engourdissement saisonnier qu’elle provoque sur notre société nordique. Glénat Québec en a d’ailleurs fait le thème de ce deuxième concours de bande dessinée. Le jury a choisi six histoires dessinées par des artistes québécois. J’adore les albums collectifs. Ils permettent à plusieurs auteurs de la relève de publier de belles histoires et de se faire connaître.

Zviane est une artisteparmis ceux-là. Je vous ai parlé dernièrement de son travail et de son blogue L’ostie d’chat. Sans être le but de cet achat, je l’ai retrouvé dans cet album. Avec mauve ciel, nous ne pouvons que constater une fois de plus son grand talent pour raconter des histoires. Cette fois-ci, elle nous dessine un petit bout de la vie d’une jeune montréalaise. Nous pourrions croire que nous assistons au début d’une belle histoire d’amour. À l’image de l’hiver, le rythme est lent et tout à fait approprié pour soutenir le délicat romantisme de la situation. Les dialogues sont à l’image de sa génération. Genre! J’ai bien ri lorsqu’elle fait dire à son personnage qu’il faisait -1000 dehors. C’est une très belle métaphore pour exprimer l’intensité du froid hivernal. Le choix des couleurs est tout à fait approprié et vient soutenir le propos. Définitivement, j’espère retrouver cette artiste dans les rayons prochainement.

Plus grave et plus noir, L’ennemi secret de Hicham Absa nous porte dans un tout autre univers; la capitulation de la sixième armée allemande durant la Deuxième Guerre mondiale. Nous sentons que l’hiver est le vrai ennemi dans cette histoire. Elle pèse sur le moral des soldats et pousse à capituler ceux qui n’ont pas déjà succombé à son froid. L’histoire est bien construite, mais ce n’est pas ce qui m’a séduit le plus. Les illustrations sont d’une efficacité incontestable. Les teintes grisâtres font ressortir les visages des personnages et le rouge du sang qui ressemble à un feu d’artifice. À elles seules, elles expriment les sentiments que la guerre suscite en nous. C’est du grand art. Il a déjà publié chez Front Froid. Je vous en glisserai un mot très bientôt.

Après avoir lu ces deux très bonnes nouvelles, nous en redemandons. Mais nous tournons la page et tombons sur Un coin de paradis de Serge Brouillet. C’est l’histoire de deux urbains écologistes qui décident d’ouvrir un gite du passant en campagne. Leur vision idyllique de la nature se change rapidement en cauchemar avec l’arrivée des motoneigistes. La thématique est très actuelle, mais le style des illustrations date d’une autre époque. Je verrais très bien cette BD dans le magazine des petits débrouillards des années quatre-vingt. J’ai d’ailleurs l’impression qu’un adolescent à ses premières armes les a dessinées. J’ai quand même ri un peu en la lisant.

Vieux fou de Kan-J et Mikey rattrape la donne. Nous aimons voir l’effort de réalisme dans l’illustration de cette histoire où un homme est enfermé et oublié en prison. Du fait, l’hiver s’installe pour une longue période. Les couleurs accompagnent le propos. Nous passons de la grisaille de l’hiver aux couleurs éclatantes de l’été. J’aurais aimé voir comment ces auteurs auraient travaillé le scénario s’ils avaient eu plus de pages à leur disposition. Je trouve qu’ils ont coupé court, mais je comprends qu’ils ne disposaient que de six pages. À la place de l’éditeur, je leur aurais donné celles de Brouillet.

La petite fille qui savait compter de Banville est une mignonne petite histoire que je destinerais plus à des enfants qu’à un public adulte. Pour les esprits plus cartésiens, il sera difficile d’embarquer dans l’imaginaire de Banville. Ça ressemble à un petit conte de Noël où une petite fille fait subir un hiver infernal à tout son village. Même si c’est un récit imaginaire, il manque un peu de logique et nous sentons que c’est un peu tiré par les cheveux. Ce n’est pas donné à tout le monde de bien développer une histoire en quelques pages. De plus, j’ai de la difficulté avec ce style d’illustrations. Est-ce un style unique au Québec? Je me pose sérieusement la question. On ne rencontre pas ce trait ailleurs qu’ici. Beaucoup plus réussi que Brouillet, je les classerais dans la même catégorie malgré tout.

Et il y a cet extra-terrestre de Giard; Infrastructure. Le trait grossier donne un style alternatif que j’adore. On comprend que c’est l’hiver et que c’est le soir. Les couleurs sont flamboyantes par leur sobriété. La trame de l’histoire est complètement déstructurée. En une seule page, il en raconte davantage que Banville dans toute sa nouvelle. C’est une bande dessinée éclatée, colorée, très dense. Les personnages marchent dans la neige et sans comprendre tout de suite où l’auteur nous amène, on réalise que ce n’est qu’un bout de vie de deux gars qui se racontent des anecdotes. Je me vois très bien marcher le soir avec un ami et lui raconter les mêmes choses. J’en veux encore.

Malgré le fait que ce collectif soit un peu inégal, je prendrai du plaisir à le relire d’une couverture à l’autre. Il met en valeur les talents québécois et est, à mon avis, représentatif de la position du milieu de la bande dessinée d’ici. Je ne sais pas si le mélange des genres peut plaire à tout le monde. J’aurais personnellement opté pour un album plus contemporain en remplaçant Brouillet et Banville par des illustrateurs comme Duy.

J’ai peut-être une petite dernière petite note négative à ajouter. Je peux comprendre que Glénat Québec est une filiale de la maison d’édition française du même nom et fait partie du groupe Hachette. Mais je trouve désolant d’imprimer en Italie un collectif d’artistes québécois. Nous avons de très bons imprimeurs qui peuvent faire le même travail au même prix. J’en suis convaincu.

Je tiens à m’excuser auprès des artistes pour la qualité du rendu de certaines illustrations. Habituellement je me nourris sur Google Image, mais comme c’est le cas pour beaucoup d’albums québécois, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais.  Je travaille à améliorer ma technique de numérisation.

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