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iPhone en BD! Trois suggestions d’application.

jeudi, février 4th, 2010

Certains le savent déjà, je possède, comme cinquante-huit millions de personnes sur la planète, un iPhone. J’y ai trouvé pour vous quelques applications qui pourraient intéresser les bédéphiles.

Ma première suggestion est un tantinet en retard, mais je vous la fais tout de même, car elle est riche en contenu. Il s’agit de l’application Angoulême 2010. Elle présente les cinquante-huit finalistes de cette année. Vous pouvez télécharger dans votre appareil les premières pages de tous ces albums. Très intéressant pour faire une présélection de vos achats. Vous pouviez également voter pour l’album que vous préfériez, mais le prix a déjà été remis. Je serai plus ponctuel l’an prochain pour vous communiquer l’information.

Ma deuxième suggestion est une bande dessinée offerte gratuitement par BDTouch. Ce n’est évidemment pas par pur altruisme qu’ils le font, mais pour stimuler la vente des tomes suivants. C’est un procédé commercial très honnête. C’est Aldebaran, tome un du premier cycle de la série comprenant jusqu’à maintenant onze albums. C’est l’histoire d’humains fondant une colonie sur une autre planète ressemblante à la Terre. Il s’y passe d’étranges choses dans ce monde qu’ils croyaient connaître. J’ai commencé à la lire et je la trouve plutôt intéressante. Je vous en ferai peut-être une critique prochainement même si la première édition date de 1990.

La dernière suggestion de cette chronique est l’application Canal BD. Elle nous offre une boutique en ligne, une rubrique actualités, les meilleurs vendeurs de la semaine, les nouveautés en librairie et en format numérique et un reader électronique pour leurs bandes dessinées qui est simple et efficace. C’est intéressant d’y fouiller et de la consulter régulièrement.

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Des bandes dessinées dématérialisées sur iPhone

vendredi, janvier 15th, 2010

À l’heure où tout ce que nous connaissons de support de communication se dématérialise pour se transposer dans les téléphones intelligents, les écrans d’ordinateur et les toutes nouvelles tablettes électroniques, la BD n’est pas en reste. Au cours de l’année qui vient, je testerai pour vous ces nouveaux médiums et je vous communiquerai ce qu’ils ont à nous offrir de positif et de négatif en ce qui concerne la diffusion de la bande dessinée.

Je suis un fanatique des produits Apple. Depuis toujours, j’en ai eu un sur mon bureau. Et, depuis plus d’un an, j’en ai un continuellement avec moi. Mon iPhone ne me quitte jamais. C’est souvent sur celui-ci que j’écris les brouillons de mes billets, notes des idées, que je m’informe sur l’actualité et que, même à l’occasion, avec lequel je téléphone. Fidèle à moi-même, j’ai cherché à découvrir ce que ce petit joujou avait à m’offrir dans le domaine de la bande dessinée.

En effectuant une recherche dans l’App Store, j’y ai rapidement trouvé un fournisseur de contenu francophone sous forme d’applications. BD Touch; le mot « Touch » faisant référence à l’écran tactile de l’appareil. Je me suis empressé à me procurer le dernier album de Lucky Luke, L’homme de Washington et l’album de Gaulle à la plage. Je vous en ferai la critique dans les prochains billets. Voici donc ce que je retiens de mon utilisation de cette App développé par Anuman interactive; une compagnie française.

BD Touch

Ça commence mal. En ouvrant l’application Lucky Luke, on a droit à un beau logo de BD Touch et un ruban de publicité défilant dans le bas de l’écran faisant l’annonce de leurs produits. Nous payons pour un album et ce dernier est rempli de publicités? Je suis d’accord pour qu’ils nous mettent un bouton qui nous mène à une page proposant d’autres BDS, mais pas que ces dernières apparaissent en popup à l’ouverture. A-t-on des publicités au début des albums papier? Alors, pourquoi nous pourrir la vie dans une application pour Smartphone?

Loin d’être instinctif, j’ai dû prendre quelques minutes pour analyser son fonctionnement. Alors qu’en général on retrouve les mêmes procédés d’une application à l’autre pour simplifier l’utilisation, Anuman Interative s’est donné la peine de tout foutre en l’air ces repères pour je ne sais quelle raison sinon celle de nous obliger à chercher comment ça fonctionne. De plus, tous les ajustements de navigation doivent être refaits à chaque démarrage. Nous ne pouvons revenir facilement sur une case. Il faut aller au menu principal, sélectionner la page qui contient celle-ci et relire la page entière. Nous ne pouvons pas non plus zoomer sur un détail que l’on aimerait observer ni lire de façon verticale, car si nous avons le malheur d’incliner l’appareil un peu trop, un menu contenant encore des publicités nous apparait. Tous ces petits défauts mis ensemble font diminuer appréciablement le plaisir de la lecture.

Sans terminer la lecture de L’homme de Washington, j’ai ouvert avec scepticisme l’album de Gaulle à la plage. Le même ruban publicitaire apparaît. Mais la suite m’a laissé sans mots. Tous les défauts que j’ai mentionnés si haut ont été corrigés. La lecture est simple et fluide et un petit menu nous explique la fonction des boutons alors que c’est un peu plus évident. On a même droit à une animation simulant une page qui tourne lorsqu’on change de case et nous pouvons zoomer. Anuman Interactive devrait refaire l’application de Lucky Luke pour qu’elle soit identique à celle-ci. Ce que je trouve le plus étrange dans cette histoire c’est que cet album a été publié avant Lucky Luke. Il manque de constance dans la production. À ni rien comprendre.

Mais en général

Ce genre de petit logiciel s’applique bien à des BDS qui ont un découpage traditionnel, mais un peu moins à celles où le dessin prend une plus grande importance. C’est l’idéal pour des Lucky Luke, mais je serais curieux d’essayer de lire un album plus axé sur l’art comme le Petit illustré.

Le prix peut être un facteur déterminant pour un achat de bande dessinée en version numérique. Alors que l’on paie jusqu’à 17 $ (12 €) un album papier, les applications de BD Touch se détaillent dans une fourchette de prix allant de 3,99 $ à 4,99 $ (2,50 € à 3,25 €). C’est presque donné, mais nous comprenons qu’il s’agit d’un produit virtuel ne demandant pratiquement aucune manutention. Ces albums virtuels sont l’idéal pour voyager et lire du même souffle.

Moi qui aime collectionner les bandes dessinées et les relire régulièrement, je m’interroge sur la conservation des App BD lorsque cette génération de téléphone sera désuète. Le fichier restera-t-il accessible sans l’appareil ou devrons-nous faire des acrobaties afin de trouver un lecteur compatible ou encore les racheter dans un nouveau format. J’aime beaucoup les albums papier. Je sais qu’un jour ils disparaîtront. Je serai alors le vieux papi accroché à ses artéfacts d’une autre époque et j’en serai fier.

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